De ses origines

 

   La réorganisation de l’habitat et du territoire de la nouvelle villa de « La Yla», commence à partir de 1230 pour remplacer le site de Montaigut, dont sa disparition était programmée par les nouveaux événements de l'histoire puis, par une nouvelle économie que représente la rivière du Tarn. Mais le transfert de population vers la villa nova de La Yla, est un processus lent, qui demande toute une organisation particulière surtout pour l’époque. Ce transfert de population s’étalera sur une période à notre avis de dix huit années, c’est-à-dire de 1230 à 1248.

   Cette nouvelle agglomération est créée par le comte de Toulouse. Raimond VII, offrira dès 1248 des avantages tels que : privilèges, franchises, coutumes, etc. ..., dont la charte aurait été accordée par le roi Louis IX (Saint-Louis), ce qui fixera définitivement les tous premiers habitants et facilitera par la suite son peuplement.

   Economiquement, la rivière du Tarn, sera le principal facteur de développement, avec le transport fluvial notamment du vin, etc. Et les divers péages contribueront à son économie.

   Socialement, la vie collective de "La Yla" s’organise autour du roi, du comte de Toulouse qui en est son seigneur, de son bayle et plus tard, dès que la charte de coutumes sera accordée, de ses quatre consuls élus tous les ans.

   Le bayle en place dès 1234, était un fonctionnaire laïque administrant les domaines du comte. Ses fonctions étaient à la fois sociales, administratives, juridiques et ses institutions sont exercées dès la création de la villa primitive.

   Ceci nous fait dire, que notre cité fut créée, d’abord pour répondre à une décision politique entre le roi de France et le comte de Toulouse, visant à redéfinir un espace urbain dans son nouveau comté.

   Mais voilà, parmi toutes nos recherches, nous n’avons trouvé aucun document d’histoire qui confirme la date de fondation de Lisle en 1229, comme il est anormalement mentionné dans les écrits contemporains. Et nous n’avons aujourd’hui aucun critère historique qui puisse nous permettre de continuer à mentionner cet événement.

   Néanmoins subissant les événements du cours de l’histoire, chaque site (Montaigut et Lisle) connaîtra des moments de troubles et des périodes de plein essor. Ce qui permet à chaque habitat d’écrire un instant sa propre histoire, l’un de son déclin, l’autre de sa prospérité. (Voir mon livre : De Montégut à Lisle en Albigeois)

   Lors de la guerre de Cent Ans, la communauté de Lisle s'est fortifiée. Ainsi, des remparts et des portes d'accès (4) délimitent le périmètre urbain de la localité. Malgré ces obstacles, cela n'empêche pas un jour du mois d'octobre 1537, que des compagnies de routiers envahissent tout l'Albigeois. Par ruse, ces derniers, surprennent Lisle, ils saccagent tout, volent, violent, tuent, brûlent les papiers communaux, et mettent le feu dans toute la ville. C'est le sac de "Lisle d'Albigeois".

   Et pendant les guerres de religion, Lisle s'efforcera de rester "catholique", malgré une occupation des huguenots de Castres en 1577, jusqu'en 1578. Puis, lors des conférences de Nérac, Catherine de Médicis et Henri III de Navarre, décident d'établir la chambre mi partie de justice du Languedoc, à "Lisle d'Albigeois". Ainsi commence le 22 juin 1579, dans cette localité, l'application de la justice pour toute la province du Languedoc. Mais hélas, dans le Midi, les troubles reprennent de plus belle et la chambre de justice cesse d'exercer dès le mois d'août 1580, jusqu'en mai 1583. Puis à partir de cette dernière date elle reprendra l'application de la justice jusqu'en juillet 1585. (Voir mon livre : Guerres de religion en Terre Albigeoise)

   Enfin, pendant les périodes de la Révolution de 1789, ainsi que les événements qui suivront, Lisle connaîtra des mouvements divers, suivant le sens du courant politique du moment. (Voir mon livre : Histoire d’une Bastide/Lisle-sur-Tarn)

 

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Du nom de lisle sur tarn
De ses armoiries.
De son vignoble.